L’année de l’Ingénierie, c’est terminé ? Pas tout à fait…

L'Année de l'ingénierie 2025-2026 : un bilan riche pour construire un monde soutenable. Et ensuite ?

Lancée sous le signe de la construction d’un « monde soutenable », l’Année de l’ingénierie 2025-2026 tire un bilan dense après plusieurs mois d’actions déployées sur tout le territoire, entre écoles, entreprises et grand public.

Deux défis, une ambition commune

L’initiative s’était fixé deux grands défis : démontrer comment l’ingénierie peut contribuer à un monde plus soutenable et responsable, et renforcer l’autonomie stratégique de la France. Pour y parvenir, elle a mobilisé deux publics prioritaires — le monde de l’éducation, du primaire à l’enseignement supérieur, avec une vigilance particulière portée aux stéréotypes de genre et aux déterminismes sociaux et territoriaux, ainsi que le grand public dans son ensemble.

Quatre objectifs structuraient la démarche : créer des passerelles entre recherche, entreprise et éducation ; accompagner et former les enseignants ; montrer la diversité des métiers de l’ingénierie tout en luttant contre les stéréotypes ; et raviver une culture de curiosité scientifique.

Des actions au plus près du terrain

Deux grandes opérations ont marqué l’année. « Retour dans mon collège » a permis à des étudiants et jeunes diplômés en ingénierie de venir témoigner dans leur ancien établissement pour ouvrir de nouvelles perspectives aux élèves. « Questions d’élèves » a, de son côté, invité des classes de collège à interroger chercheurs et ingénieurs sur les sciences de l’ingénierie et leurs applications concrètes.

À ces opérations phares s’ajoutent de nombreuses réalisations : une journée de lancement organisée au Musée du quai Branly (PNF), la formation d’enseignants dans le cadre du Plan académique de formation (PAF), l’exposition itinérante Ingénieuses, les ambassadrices de l’ingénierie, ou encore la bande dessinée Mission : planète soutenable !. Le dispositif s’est aussi appuyé sur des interventions de professionnels de la recherche et de l’industrie dans les classes, le déploiement de la fresque Ingénieries en perspectives, des stages scolaires d’observation, ainsi que la rédaction d’un manifeste éthique de l’ingénierie contemporaine.

Une dynamique de labellisation

Au-delà des actions initiées directement par l’Année de l’ingénierie, un système de labellisation a permis de fédérer des initiatives portées par d’autres acteurs. Les journées scientifiques du PEPR Électronique en sont un exemple, ayant reçu ce label valorisant leur contribution aux mêmes objectifs.

Par la diversité de ses formats — témoignages, expositions, bandes dessinées, formations, rencontres en classe — cette édition 2025-2026 aura su tisser des liens concrets entre science, industrie et éducation, tout en semant les graines d’une nouvelle génération d’ingénieures et d’ingénieurs, plus représentative et consciente des enjeux de soutenabilité.

Une clôture qui ouvre sur l’avenir

L’Année de l’ingénierie s’est officiellement achevée lors d’une journée de clôture organisée le 29 juin. Mais si le programme touche à sa fin, la dynamique engagée, elle, ne s’arrête pas complètement : les acteurs mobilisés entendent poursuivre le travail engagé dans un contexte que beaucoup jugent incertain à l’horizon 2035, marqué par des enjeux tels que la biodiversité, le climat, la démographie, la géopolitique, l’essor des intelligences artificielles, l’arrivée de la génération Z sur le marché du travail, les politiques françaises et européennes — éducative, d’enseignement supérieur, de recherche et d’industrie, ou encore budgétaire — la question des ressources (eau, matériaux…) et les évolutions de la société.

C’est dans ce contexte que cinq objectifs à dix ans ont été fixés pour prolonger l’élan de l’Année de l’ingénierie :

  1. Consolider les enseignements scientifiques et technologiques à tous les niveaux, avec une approche plus intégrée qui leur donne du sens (démarche STIM) ;
  2. Renforcer la place et la visibilité des femmes et des jeunes filles, et éveiller au plus tôt les vocations ;
  3. Réduire les déterminismes sociaux et territoriaux ;
  4. Renforcer l’attractivité des métiers de l’industrie, du BTP et de la Tech, ainsi que des formations qui y conduisent ;
  5. Donner plus de place au secteur privé pour informer les jeunes et les actifs en reconversion et les aider à s’orienter, en lien avec le secteur public.

Autant de chantiers qui inscrivent l’héritage de cette Année de l’ingénierie dans la durée, bien au-delà de sa clôture officielle.

 

Pour en savoir plus : site de l’Année de l’ingénierie

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